Paiement
bonbons de noel
Livraison

Livraison entre 24h et 72h
bonbons de noel

Le BonBlog



histoire Les types de bonbons La sociologie Fabrication

  bonbons et confiseries Bonbons & confiseries et sociologie

  Depuis toujours, les bonbons et confiseries sont synonymes de plaisir, partage et fête. Comment imaginer une fête d'enfants sans bonbons, un mariage sans dragées, une fin de repas sans douceurs ?

  Le bonbon est aussi la clé du monde de l'enfance. Il est la fois plaisir et symbole, signifiant et signifié.

  Pour en savoir un peu plus sur cette dimension sociologique des bonbons et confiseries, Robert Ebguy, sociologue et auteur du Best-Seller "La France en culottes courtes" et Jean-Baptiste Loubeyre, pédopsychiatre et ethnologue se sont tout à tout intéressés au sujet au travers d'études sociologiques qu'ils ont menées pour le compte de la Chambre Syndicale Nationale de la Confiserie.

  Ils sont de toutes tailles, de toutes formes, de toutes couleurs, durs ou mous, à sucer, à croquer ou à mâchouiller, mielleux ou acidulés, …
les bonbons et confiseries se font parfois "pêché mignon", mais toujours plaisir partagé entre petits et grands…

  Pourquoi les bonbons et confiseries sont-ils tant appréciés, toutes générations confondues ?
  Qu'échange t-on quand on partage des bonbons et confiseries ?
  Pourquoi donne t-on des bonbons aux enfants ?
  Comment les bonbons et confiseries réconfortent les enfants quand l'éloignement de la maison se fait sentir ?
  Comment les bonbons et confiseries deviennent les doudous des enfants ?  

Extrait de l'étude Robert Ebguy : "bonbon partage, bonbon doudou. Don & méditation"

Bonbon partage, bonbon doudou
Don&médiation

Bonbons et confiseries : achats et critères de choix
Des circonstances d’achat exceptionnelles

Achat festif à Noël ou pour les anniversaires d’enfants, achat surprise au cinéma ou lors de voyages, achat d’impulsion en boulangerie, achat «découverte» de spécialités traditionnelles ou locales, l’achat de bonbons et confiseries est souvent lié à des occasions particulières.

À la recherche de goûts et de sensations

Les enfants dégustent avant tout des formes et des textures : des petits personnages (bonbons en forme de schtroumpfs…), des objets et des fruits (bouteilles, fraises…), des gélifiés ronds, des chamallows mous, des nounours en guimauve, des chewings-gums et des caramels… Quand ils grandissent, ils se dirigent vers des bonbons un peu plus acides. Le bonbon est pour eux un moyen de se différencier et d’affirmer leurs goûts propres.

Les enfants sont à la recherche d’effets, de sensations et d’émotions, à travers le goût, la forme et la texture des bonbons : « Ma fille a 9 ans, elle adore les longues languettes plates de 30 cm de long sur un centimètre de large avec du sucre picotant dessus, ou le goût coca fraise qui pique ».

Les bonbons et confiseries peuvent également être associés à un sentiment d’appartenance, ils sont alors choisis sous l’influence du groupe, de la mode en cours à l’école. Les bonbons et confiseries représentent l’occasion d’avoir des relations avec les plus grands. «Il y a des modes au collège, par exemple, les sucettes en forme de coeur. La cour est un lieu de consommation et d’échange».

Jamais sans ma «boule de mammouth» : le bonbon doudou par excellence

« Ma fille prend des Boulards, des grosses boules à sucer. À l’intérieur, il y a un chewing-gum, elle le garde parfois des jours et des jours, elle le remet à chaque fois dans son emballage d’origine et le glisse à sa place, dans le buffet de la cuisine, elle y revient régulièrement, elle ne l’oublie jamais, parfois même elle me demande si je veux y goûter ».

La boule de mammouth semble posséder un statut à part, étant donné sa durée de vie. L’enfant la garde plusieurs jours, «la boule est un compagnon» itinérant, qui prend le chemin de l’école et qui revient toujours. Parfois ce bonbon géant est « oublié » pour aménager des retrouvailles.

Cette boule/bonbon fait office de doudou itinérant, elle représente la transition entre l’état de l’union et l’état séparé, un monde avec une présence. Bonbons et confiseries : le partage parents/enfantsLe partage de la complicité et de la tendresse entre enfants et parents

Ce qui s’échange à travers les bonbons, ce sont les moments de tendresse et de complicité entre parents et enfants. Ce partage est essentiel dans l’établissement de la complicité, de la proximité avec ses enfants.
On échange aussi la valeur de plaisir, celui de faire plaisir et du plaisir pour soi. «Le bonbon représent un moment de complicité avec ma fille, elle tient absolument à me faire goûter ses bonbons, je les goûte et on s’amuse à comparer les goûts à travers des évocations…».

Le don de bonbons : pour récompenser, consoler, réconforter et calmer

Souvent associés à des valeurs de récompense, de réconfort et de consolation, « pour faire passer la pilule » :
«T’as bien travaillé ou tu t’es fait bobo, ou on n’est pas allé au ciné », les bonbons et confiseries s’avèrent très utiles pour calmer les enfants, les apaiser, lors d’une situation pénible ( long voyage, cours de solfège difficile ).
Les bonbons et confiseries ont également une forte connotation maternelle, ils sont synonymes de douceur :
« Chez nous, les bonbons sont associés à maman».

Parents/enfants : rituels et interdits

Entre parents et enfants ou même entre adultes, la consommation de bonbons et confiseries est souvent associée à la fête, aux sorties, à la recharge énergétique ou à une pratique anti-stress, et surtout à l’instauration d’un « climat ». La rue ou les salles de cinéma prennent parfois des valeurs de lieux de transgression partagés entre parents et enfants. « En général, ma fille les mange tout de suite à la sortie du magasin, sur le chemin de la maison ».
Pour les enfants, le bonbon consiste aussi à partager des interdits, faire l’expérience des limites. Les conditions idéales pour déguster des bonbons et confiseries sont souvent liées à un sentiment de transgression (la nuit, à la belle étoile, dans le noir, en se faisant des confidences entre copines…). Quand la transgression collective est autorisée, c’est « récré ou jour de fête ».

Le bonbon est aussi à l’origine de rituels privés familiaux qui révèlent la créativité et le talent. Le bonbon devient un matériau de construction du lien affectif, de décoration et de création. « Quand je fais un gâteau, je le décore avec des bonbons».
Le bonbon ouvre un espace entre enfants et adultes où l’on retrouve la panoplie des relations humaines : partage, échange, récompense, don, chapardage, réconfort, oubli, appartenance, jeu, défi, consolation et enfin création.

Le bonbon devient alors un médiateur, un moyen pour établir une communication privilégiée, une bonne relation de détente et de confiance.

Les enjeux éducatifs : la transmission, le partage d’expérience

Les goûts, les formes, les noms, les origines des bonbons et confiseries, les slogans, les souvenirs familiaux, les lieux d’achat évoquent aux adultes nostalgiques les souvenirs de leur enfance. « Moi c’était les pastilles Vichy, chaque fois que j’allais voir mon grand père et ma grand-mère, ils m’en fourraient plein les poches ».
Les adultes interrogés semblent exprimer à la fois une certaine nostalgie et une envie devant la variété actuelle des bonbons. Il y a aujourd’hui « plus de variétés que dans mon enfance. Les emballages sont plus chatoyants…
Mais curieusement on trouve encore des bonbons et confiseries de mon enfance, qui ont peu changé».
De même, les «enjeux éducatifs » autour des bonbons et confiseries ont évolué : «Avant, les bonbons s’offraient aux enfants quand ils avaient été sages, une récompense, c’était exceptionnel ».
Aujourd’hui, les enfants semblent conscients des enjeux éducatifs, et s’ils ne comprennent pas l’interdiction pure et simple, il semblent savoir maîtriser leur consommation : « C’est normal d’avoir des bonbons dans l’esprit des enfants, ils ne comprennent pas qu’on puisse les interdire, c’est devenu un enjeu éducatif ».

Sensations fortes, petits larcins, mensonges et transgressions.

«Chapardages» de bonbons, sensations fortes, mensonges… rappellent aux adultes leurs petits larcins d’enfance, comme des rituels de passage au monde impressionnant des adultes, associés à l’envie et à la peur de grandir.
«On les piquait à l’épicerie en face de chez ma grand mère ». Autant de souvenirs qui contribuent au partage d’expérience parents/enfants.

Bonbons et confiseries : le partage entre enfants

Le «langage bonbon»

Pour l’enfant, le bonbon n’est que moment de bonheur, de plaisir, celui du sucré, celui de l’interdit. Quand on lui donne des bonbons et confiseries, l’enfant éprouve du contentement. De même, pour l’enfant, le plaisir de l’achat personnel est très intense, aussi intense que le partage avec les amis. D’ailleurs, le rituel enfantin le plus marquant consiste à entrer seul dans la boulangerie pour acheter son 1er bonbon, qui n’a vraiment pas le même goût que les autres…

Echange et partage des mots à double sens : à la fois douceur du goût et douceur des moments, onde émotionnelle et «matière» à déguster, qui racontent la tendresse maternelle, la gentillesse et l’enfance.

Les bonbons et confiseries : monnaies d’échange entre enfants

Pour les enfants, les bonbons prennent de plus en plus une dimension collective, de convivialité. On assiste au passage de la simple consommation égoïste à une consommation collective où ils échangent leurs bonbons.

Enfants : le partage des interdits

Le bonbon entre enfants consiste aussi à partager des interdits, faire l’expérience des limites. Les bonbons agissent comme un opérateur social, l’enfant découpe dans la population, d’un côté les élus (ceux à qui l’on donne, avec lesquels on partage) et les exclus (ceux à qui l’on ne donne pas).
Les bonbons ont aussi un rôle « d’entremetteur» entre copains dans la cour de récréation : « Si tu fais ça pour moi, je te donnerai des bonbons».

Bonbon doudou, bonbon bonheur

Dans l’absolu, le bonbon est un moment de bonheur pur associé à l’enfance, y compris pour les plus jeunes. «Le chamallow : c'est un gros coussin rose moelleux. Mes doudous à moi. Le bonheur incarné ».

On retrouve cette image du doudou, de la douceur maternelle qui accompagne et crée un lien, une transition entre « l’état de l’union et l’état séparé ».

Conclusion

Nous aimons et mangeons les bonbons et confiseries pour leurs valeurs de plaisir, partage, convivialité, douceur, transgression, consolation, régression, présence, récompense, gratification, réassurance, compensation…

Les bonbons et confiseries sont des opérateurs symboliques :

• Ils rassurent en assurant la transition entre l’intérieur et l’extérieur de la maison.

• Entre réalité et plaisir, interdit et envie d’expérimentation, les bonbons et confiseries contribuent à la structuration

psychologique des enfants et à leur éducation.

Le bonbon est un morceau d’enfance à partager avec ses enfants,

mais aussi entre enfants ou parfois même entre adultes…

Les bonbons et confiseries jouent le rôle symbolique de doudou,

comme des «morceaux d’amour», des «morceaux de la maison», qui font le lien entre l’intérieur et l’extérieur, des symboles anti-séparation…

Le bonbon doudou, c’est le bonbon que l’on emporte avec soi !

 

* Source : Copyright Chambre Syndicale Nationale de la Confiserie 2005.

retour